Bhopal 30 après … Reportage photos de Nicolas Ferras Galerie Simone et les Mauhargats à St Macaire

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Galerie Simone & les Mauhargats à Saint-Macaire

Du 20 avril au 26 mai 2013

Bhopal, 30 ans après, la catastrophe continue de faire des ravages, Nicolas Ferras, photogaphe témoigne

Du 20 avril au 26 mai 2013, la Galerie Simone et les Mauhargats à Saint-Macaire présente le reportage photographique «We are not expendable» de Nicolas Ferras. Véritable plaidoyer pour les victimes d’hier et d’aujourd’hui de la catastrophe de l’usine de pesticides Union Carbide de Bhopal en Inde, ses photos témoignent de l’injustice subie par les enfants qui se battent avec dignité dans la clinique humanitaire de Chingari. Près de trente ans après, ils sont les victimes de deuxième et troisième génération des effets indirects d’un lieu qui n’est toujours pas décontaminé.

Après plus de trois mois à Bhopal, au coeur du quotidien des enfants, des équipes médicales et des militants, Nicolas Ferras a rapporté une série de portraits et d’histoires de la lutte pacifique que mènent les habitants pour demander la décontamination du site et obtenir réparation.

Nicolas Ferras, explique «J’avais 5 ans en 1984, des images de la catastrophe dans la tête. Photographe amateur, j’ai souhaité découvrir le photo journalisme, et m’engager dans une démarche de grand reporter. Bhopal s’est imposé naturellement, j’ai eu l’impression de l’avoir toujours su … Je décide de partir en novembre 2011 pour photographier le quotidien des enfants, des équipes médicales et des militants pacifistes qui combattent encore et toujours. Indigné et en colère, j’apporte mon soutien sur un sujet qui reste d’actualité. Des milliers de personnes continuent à vivre dans le même environnement toxique ».(www.nicolasferras.com)

Il y a 29 ans, dans la nuit du 3 décembre 1984, à Bhopal, l’usine de pesticide d’Union Carbide rejette 42 tonnes de gaz mortels sur la ville. La catastrophe industrielle cause la mort de 3 500 personnes, puis entraine au fil des mois près de 25 000 décès. Trois décennies plus tard, on compte près de 550 000 victimes dont près de 200 000 enfants.

Le groupe américain Dow Chemical, leader mondial de la production de plastique, actuel propriétaire d’Union Carbide, a été l’un des sponsors officiels des Jeux Olympiques de Londres 2012. Son slogan « le but de la chimie est de rendre le monde meilleur »…

Une ONG anglaise, Bhopal Medical Appeal (www.bhopal.org), soutient deux centres d’aide aux victimes. Le Sambhavna hospital administre des soins en produisant sa propre pharmacopée et refuse les aides gouvernementales. Le Chingari Trust (www.chingaritrustbhopal.com) est un centre de réhabilitation, fondé par Rashida Bee et Champa Devi Shukla, survivantes et militantes, destiné aux deuxième et troisième générations de victimes. Il finance les soins hospitaliers de ces enfants et les stimule à travers l’éducation spécialisée, la physiothérapie, l’orthophonie, l’ergothérapie et le sport.

La Galerie Simone & Les Mauhargats

Au cœur du village médiéval de Saint-Macaire (33), Simone & les Mauhargats ont réouvert les portes d’une maison du 17ème siècle pour y créer une galerie, située au 1er étage, dédiée à la photographie contemporaine et expose des œuvres tout au long de l’année sur une durée moyenne de deux mois.

19 rue Carnot 33490 Saint Macaire.

Renseignements : 09 67 01 24 33. http://simoneetlesmauhargats.fr Horaires : tous les jours sauf les mercredi et dimanche, de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h.

1) En terme Gascon, les Mauhargats désignant les « mal fagotés » est l’appellation d’un vieux quartier populaire de Saint-Macaire.

« Nous ne sommes pas consommables »

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