Déclics Jeunes : les Millennials, une génération qui casse les codes et s’engage

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Ils ont entre 18 et 30 ans et se sont lancés dans un projet innovant et citoyen : la création d’un service à thé adapté aux personnes atteintes de tremblements, la mise au point d’une « chasse d’air » pour les toilettes, la réalisation d’un court métrage pour changer le regard sur l’obésité… Pour réaliser ces projets, ils ont eu le déclic nécessaire : ils sont lauréats 2018 des Déclics Jeunes de la Fondation de France.

« Les jeunes ne rêvent pas uniquement d’un monde meilleur. Ils cassent les codes, ils osent, ils s’engagent pour changer la société dans laquelle ils vivent. A la Fondation de France, nous soutenons cette génération solidaire. Nous leur donnons un coup de pouce pour prendre leur envol et concrétiser leurs projets à travers les Déclics Jeunes », précise Axelle Davezac, directrice générale de la Fondation de France.

La nouvelle promotion des lauréats Déclics Jeunes est au rendez-vous du talent, de l’engagement et de la créativité. Ces 20 jeunes, qui ont entre 18 et 30 ans, reçoivent une aide financière de 7 600 euros pour réaliser leur projet solidaire dans des domaines très divers : la médiation animale, la création artistique, mais aussi le recyclage des chaussettes orphelines…

Pour cette édition 2018, c’est Estelle Mossely, ingénieure en informatique et championne olympique en boxe anglaise, qui a présidé le jury d’experts bénévoles. « L’engagement est un fil conducteur dans ma vie. J’utilise le sport comme langage commun et universel, mais il y a beaucoup d’autres langages », a-t-elle souligné.

Depuis la création des Déclics Jeunes en 1975 – poursuivant le vœu des époux Léon Salavin et Jeanne Fournier – près d’un millier de lauréats ont bénéficié de cette bourse. Elle représente un vrai coup de pouce et une marque de confiance, pouvant être déterminants à cette étape de leur vie.

Les jeunes et l’engagement*

21 %des Français de moins de 35 anssont bénévoles dans une associationen 2018 vs 16 % en 2010.

16 %des Français de moins de 35 ans sont prêts à franchir le pas et donner de leur temps, pour peu qu’une occasion se présente.

63 %des Français de moins de 35 ans privilégient les actions concrètes sur le terrain.

*Recherches et Solidarités,La France bénévole 2018. Franchir le pas, 15èmeédition - avril 2018.

La Fondation de France en action #PourLesJeunes

La Fondation de France encourage et transforme les envies d’agir en actions d’intérêt général efficaces. Des envies d’agir qui peuvent être portées par des collégiens, des étudiants ou des jeunes adultes qui entrent dans la vie active. Avec quelques 2 200 bourses attribuées chaque année, la Fondation de France et plus de 120 fondations qu’elle abrite croient en la jeunesse et donnent aux jeunes toutes les chances de réussir.

Chaque année, plus de 3 500 projets soutenus par la Fondation de France concernent ou sont portés par des jeunes. En plus des bourses, des projets sont mis en œuvre pour lutter contre le décrochage scolaire, favoriser l’accès à la culture ou l’insertion professionnelle…

Les lauréats 2018 des « Déclics Jeunes ! » sont…

Fania ABDOU HOUSSEINE ANOIR  (La Garenne Colombes – 92)

Projet :Place des clichés
Nature du projet :
Des ateliers ludiques et participatifs pour sensibiliser les collégiens et lycéens à l’égalité femmes-hommes

Dès son plus jeune âge, Fania perçoit les inégalités de traitement entre les femmes et les hommes. Elle ne trouve des réponses à ses questions que « tardivement », selon elle, lors d’un cours de licence en sociologie du genre.C’est là que lui vient l’idée de créer des ateliers pour sensibiliser collégiens et lycéens aux stéréotypes de genre et à leurs conséquences. 23 ateliers, de 2 heures chacun, ont déjà été organisés dans des établissements scolaires en Ile-de-France, en partenariat avec des professeurs et des sociologues. Parmi les thématiques abordées : le travail domestique ou les images de ce qu’une femme ou un homme doit être dans la société d’aujourd’hui. Fania va encore plus loin aujourd’hui en créant une mallette avec des supports d’animation d’ateliers destinée aux enseignants et structures pour la jeunesse.

Miléna KARTOWSKI-AIACH (Paris – 75)

Projet :Leros – un exil insulaire chez les damnés

Nature du projet : Unecréation de théâtre-anthropologique pour donner une voix aux réfugiés

Miléna considère très tôt les dimensions politique et anthropologique de l’art. Parallèlement à ses études qui l’amènent à approfondir le génocide tibétain, l’identité judéo-berbère ou encore les créations des artistes israéliens Mizrahimengagés, elle mène de nombreuses actions de médiation culturelle auprès des jeunesen Israël, en Palestine et dans les banlieues françaises. Elle part en 2016 sur l’île grecque de Leros, appelée l’île des damnés,où son étude ethnographique se transforme en projet théâtral pour faire entendre la voix des Yézidis – minorité religieuseoriginaire du Kurdistan irakien –, mais aussi la voix des habitants de l’île, ainsi que son histoire marquée par la souffrance.Son projet se trouve à l’intersection de l’anthropologie, du théâtre et de l’engagement auprès des réfugiés. Et plus globalement, il vise à ouvrir le débat sur les conditions de ce peuple persécuté au Moyen-Orient, et largement ignoré, tout comme sur la condition des exilés et sur notre responsabilité collective en tant que citoyens européens.

FONDATION DONASE

Youssouf ABI-AYAD (Strasbourg – 67)

Projet :Le festival itinérant – « La ferme des animaux »

Nature du projet : Une adaptation théâtrale du roman « La ferme des animaux » pour susciter le dialogue

Au collège, Youssouf découvre le théâtre et, lors de sa licence d’informatique, décide de franchir le pas et de se former professionnellement au jeu théâtral. Après avoir étudié d’abord à l’Ecole départementale de Théâtre de l’Essonne (EDT 91), puis au Théâtre national de Strasbourg, il devient metteur en scène et comédien. Aujourd’hui, Youssouf souhaite renouer avec le théâtre dit « de tréteaux » : itinérant, ouvert (prix d’entrée libre) et proche de spectateurs « non-initiés ». Conscient de la portée politique de l’acte théâtral, son projet commence avec l’adaptation et la mise en scène du roman « La Ferme des animaux » de George Orwell, dans le cadre d’un festival itinérant. Les représentations, dès 2018, auront lieu dans des milieux naturels (fermes, champs…). Elles seront suivies de repas solidaireset d’ateliers pour échanger, à partir de cette œuvre, sur différentes thématiques comme la démocratie, le fanatisme ou encore la xénophobie.

Djino ALOLO (Montreuil – 93)

Projet :Piki Piki

Nature du projet : La danse, un moyen d’émancipation pour des jeunes congolais

Originaire de Kisangani dans le nord-est de la République Démocratique du Congo, la danse s’est très vite imposée à Djino comme le seul moyen de se construire dans un pays touché par la pauvreté et la guerre. Repéré en 2008 pendant une répétition de rue par le chorégraphe renommé Faustin Linyekula, il débute une formation de cinq ans en danse contemporaine aux studios Kabako au terme de laquelle il entame sa carrière d’artiste international. Djino veut faire de la danse un moyen d’expression et d’émancipation pour les jeunes congolais. Piki Piki est le nom d’un camion à l’abandon que Djino et ses amis, encore enfants, ont dû pousser ensemble pour le faire redémarrer. Une belle métaphore pour désigner le projet très collectif de Djino : il propose à des jeunes de son quartier, la Tschopo, et de sa ville, Kisangani, de participer à unstage d’un mois animé par des professionnels internationaux, pour les initier à la création et la production artistiques (danse krump). Mélangeant entraînements et représentations publiques, un premier stage a eu lieu en mars 2018et a été filmé pour en faire un documentaire. L’ambition : créer un rendez-vous annuel. Rendez-vous donc en 2019 !

Blandine BARBEY (Montjoie en Couserans – 09 )

Projet :L’équicie pour accompagner les personnes en situation de fragilité

Nature du projet : La rencontre avec le cheval pour faire face au handicap

Passionnée depuis ses 3 ans par les chevaux, Blandine – dont le père souffre de bipolarité – retrouve dans le contact animal un environnement stable et rassurant. C’est en deuxième année de BTS Biotechnologie qu’elle découvre le métier d’équicien : unprofessionnel de la médiation équine auprès de publics en situation de handicap. Diplômée dans ce domaine depuis juin 2018, Blandine souhaite créer une activité de médiation animale en Ariège dans le but d’aider des personnes en situation de handicap physique, mental, moteur ou sensoriel, ainsi que toute personne en situation de souffrance durable ou passagère. Dès septembre 2018, elle souhaite pratiquer cette discipline au sein d’une association basée sur une ferme proposant une multitude d’activités, afin de permettre à ces personnes la reconnexion avec soi-même et la nature.

Gautier BLAZEWICZ (Paris – 75)

Projet :T gros

Nature du projet : Un court-métrage pour changer le regard sur l’obésité et lutter contre le harcèlement

Au lycée, Gautier fait face à des problèmes de harcèlement scolaire liés à son obésité. A cette époque, il se réfugie dans les salles obscures des cinémas. C’est là que naît l’idée d’écrire un scénario de court-métrage de 15 minutes, inspiré par sa propre expérience. Ce film, tourné pendant l’été 2018, évoque avec humour et émotion les émois de l’adolescence, les problèmes d’obésité et d’acceptation de soi, sans jamais être moralisateur. Soutenu par la société 13 Productions, il sera diffusé dans des festivals, des collèges, des lycées et des hôpitaux.

Melisa CARRERA JURADO (Marseille – 13)

Projet :Créer du lien et s’exprimer grâce au théâtre

Nature du projet : Un espace de libre expression pour les jeunes dans les quartiers nord de Marseille à travers un atelier de théâtre

Le théâtre a toujours eu une place très importante dans la vie de Melisa, dès son enfance en Colombie. C’était pour elle un moyen d’expression qui lui a permis de surmonter sa timidité. Arrivée en France en 2014 pour apprendre la langue française, elle intègre ensuite un master de création artistique spécialité dramathérapie. Depuis huit ans, elle organise des ateliers théâtraux auprès de personnes vivant dans des quartiers défavorisés ou d’enfants en situation de handicap. Elle acquiert ainsi une expérience en matière d’art-thérapie qu’elle décide de mettre à profit pour un projet qui lui tient à cœur : la création d’un atelier théâtral hebdomadaire ouvert aux jeunes du quartier Frais Vallon de Marseille. Les objectifs : favoriser leur accès à la culture, rompre leur isolement et créer des liens positifs au sein du quartier, pour leur permettre des’exprimer et de reprendre confiance en eux.

Antar CHERRARA (Metz – 57)

Projet :Des sanitaires sans eau

Nature du projet : Et si la chasse d’air pouvait avoir raison de la chasse d’eau dans les toilettes ?

C’est après avoir reçu sa première facture d’eau qu’Antar décide d’imaginer des solutions pour réduire la consommation d’eau potable. Il travaille alors à un système de remplacement de l’eau par l’air dans les sanitaires, qu’il identifie comme l’un des postes les plus importants de consommation d’eau. Il se consacre à l’élaboration d’un prototype breveté du projet, dont il souhaite ensuite lancer la commercialisation. Ce projet d’une grande audace vise à modifier les pratiques d’utilisation de l’eau au sein de nos sociétésA l’avenir, il envisage de travailler sur les douches pour les rendre également plus économiques et écoresponsables.

Malaury ELOI (Les Abymes, Guadeloupe – 971)

Projet :L’homme-vertige
Nature du projet : L’envers du décor à Pointe-à-Pitre

Si la Guadeloupe est naturellement associée au soleil et à la mer, les difficultés sociales de la population locale sont souvent occultées. Dans une démarche artistique, le premier film de Malaury – le court-métrage Chanzy Blues – montre les conditions de vie des habitants de Chanzy, une cité HLM de la ville de Pointe-à-Pitre en attente de démolition depuis plusieurs années. Malaury souhaite désormais réaliser un long métrage sous forme de documentaire,L’homme-vertige,afin de retracer le parcours de Guadeloupéens en marge de la société àPointe-à-Pitre.Un regard rare et novateur sur la face cachée de cette île d’Outre-mer.

Eva HARDY (Rennes – 35)

Projet :Le design d’objets pour les personnes atteintes de tremblements

Nature du projet : Boire son thé sans le renverser

Etudiante à l’Ecole Européenne Supérieure d’Art de Bretagne à Rennes, Eva se spécialise en artisanat et design d’objets. Pendant son parcours, elle prend conscience que le design d’objets peut être un moyen de faciliter la vie des usagers, en particulier des personnes souffrant d’un handicap. Atteinte de la maladie neurologique du tremblement essentiel, elle utilise sa propre expérience et s’appuie sur des témoignages de personnes également atteintes de tremblements chroniques pour développer des prototypes d’objets adaptés. C’est ainsi qu’elle conçoit ses premières pièces : un service à thé pour boire sans rien renverser. Elle souhaite faire réaliser ces pièces par des artisans. Une première étape avant de lancer toute une collection !

Mathieu ROCHAIS (Clermont-Ferrand – 63)

Projet :Co-cooking, la cuisine partagée

Nature du projet : Une alimentation saine et durable, ça se partage !

Le projet de Mathieu est le fruit de ses expériences à l’étranger, au Canada et en Allemagne, et de ses découvertes des cultures locales. Le concept est celui d’une cuisine collective avec deux ambitions : sensibiliser et transmettre les bonnes pratiques pour une alimentation saine et durable ; rassemblerla diversité des habitants d’un quartier pour créer un lien social.Testé avec succès à l’occasion d’ateliers ponctuelsen 2017 et 2018 à Clermont-Ferrand et alentours, cet espace d’échange et de partage s’installe plus durablement dans un local en 2019.

Alban VIVERT (Lyon – 69)

Projet :Nomad Maps

Nature du projet : La cartographie collaborative comme outil de développement dans les Andes

La passion d’Alban pour la géographie se révèle dès l’enfance. Actuellement géomaticien, il prend un congé sans solde de six mois pour réaliser son projet : de mai à octobre 2018, il devient « voyageur cartographe » à vélo à travers la Cordillère des Andes. La démarche : promouvoir, participer et échanger sur la cartographie localedes pays traversés, sur des plateformes collaboratives, libres et ouvertes, le tout avec la participation des populations locales. Un moyen également de créer du lien entre les communautés !

AVEC LE SOUTIEN DE M. ERIC DOVILLE

Léa GONZALEZ (Lille – 59)

Projet :Des chaussettes orphelines pour les plus démunis

Nature du projet : Quand la chaussette solitaire devient solidaire !

Scout pendant dix ans, Léa a rapidement développé un esprit d’engagement et d’altruisme. Une fois devenue avocate, elle réfléchit à la création d’une association qui pourrait être « le maillon d’une chaîne de solidarité» au service d’une cause plus large. C’est la naissance de Sock en Stock. L’objectif : collecter les chaussettes orphelines– tout le monde en a au moins une chez lui – puis les trier et reconstituer des paires pour les redistribuer aux plus démunis. Plusieurs points de collecte sont répartis dans la ville de Lille et chaque semaine, ce sont près de 25 kg de chaussettes qui sont redistribuées, soit plus de 200 paires. Aujourd’hui, Léa voudrait que le projet gagne en envergure et en indépendance, voire que son initiative essaime, et envisage aussi d’autres actions comme le développement d’une technologie écologique de teinture textile.

FONDATION PHILIPPE ET JEAN-PIERRE

Flora LORIDAT (Savigny – 88)

Projet :Activité agricole biologique et responsable

Nature du projet : Un projet de vie dans le respect de l’animal, de la nature et de l’humain

Flora a grandi dans une ferme, avec ses parents producteurs de myrtilles biologiques,mais elle ne se destinait pas au départ à reprendre une activité agricole. Pourtant, ses étudesd’ingénierie agronome l’amène à faire le constat que l’agriculture, si elle est développée de façon responsable, est l’un des meilleurs moyens de contribuer à la préservation de l’environnement. Elle décide alors de créer un élevage de cochons de race rustique en plein air (80 porcs charcutiers par an), de cultiver des céréales pour les nourrir et de redonner une place aux arbres sur sa ferme(agroforestière). Le tout dans une exploitation à taille humaine. Un projet qui répond à son désir de travailler en harmonie avec l’animal et la nature, en privilégiant la vente en circuit court pour dynamiser le tissu social de son territoire rural. Après des stages et de nombreuses visites qui lui ont permis de « maturer » son projet, Flora débute cette nouvelle aventure en septembre2018.

Céline TEWA (Enghien les Bains – 95)

Projet :Les Gamelles fermières
Nature du projet :
Les fruits et légumes de votre région en bas de chez vous et sans déchet

Sensible aux questions de développement durable, Céline se définit comme une « consomm’actrice ». Elle souhaite contribuer à l’évolution des modes de consommation pour qu’ils deviennent plus respectueux de l’environnement et plus sains pour l’Homme. Céline veut donc proposer des produits alimentaires locaux issus d’un réseau d’agriculteurs d’Ile-de-France, disponibles en bas de chez soi grâce à une distribution en tricycle, le tout dans des emballages consignés et réutilisables ou via de la vente en vrac. Les objectifs sont multiples : réduire significativement les déchets, limiter les transports et l’empreinte carbone, proposer des produits de qualité de la région, tout en offrant à des jeunes issus de quartiers prioritaires une expérience professionnelle. La première expérimentation des Gamelles fermières, suivie de près par la mairie du 19ème arrondissement, est prévue dans le nord de Paris à l’automne.

FONDATION HELENE LECLERC – ARMAND COLLIN

Anne PERRIAUX (Clermont-Ferrand – 63)

Projet :630° EST

Nature du projet : Une signalétique pour favoriser l’autonomie des personnes autistes

Etudiante en Master de Design, Anne a la passion des images. Elle consacreson mémoire aux supports visuels utilisés par ou pour les personnes atteintes d’autisme. Ses études terminées, elle décide d’aller plus loin en concevant et en produisant une signalétique avec des illustrations adaptées à ces personnes. Cette signalétique, déjàutilisée dans deux établissements paramédicaux,peut être installée dans les espaces publics et privés. Facilement compréhensible, elle favorise l’autonomie des personnes autistes, mais est également très utile aux enfants ou aux personnes étrangères.

FONDS INKERMANN

Axel ROSSI (Saint Genis Laval – 69)

Projet :Bande dessinée de vulgarisation scientifique

Nature du projet : Une BD pour petits et grands sur le fonctionnement des virus dans notre corps

Biologiste, Axel réalise rapidement la difficulté de vulgariser son travail pour le partager à un public non-expert. Un enjeu d’autant plus important que des idées fausses circulent sur les nouvelles thérapies développées en laboratoire et utilisant les virus comme médicaments. En partenariat avec le dessinateur Rémy Mattei, il imagine une bande dessinée avec de nombreuses métaphores pour expliquer et démystifier les mécanismes biologiques liés au virus et utilisés en transfert de gènes. Support visuel, ludique et populaire, cette bande dessinée est destinée à un large public curieux, adultes ou enfants, mais aussi à la communauté scientifique pour laquelle elle peut être un outil pédagogique innovant. Elle devrait être terminée fin 2019, puis commercialisée.

Pauline ROUSSEAU (Lyon – 69)

Projet :C’est quoi le problème ?

Nature du projet : Les migrations en fable théâtrale

Pauline s’initie dès l’enfance au théâtre et sa passion ne fait que croître au fil de ses études. Comédienne, metteuse en scène et doctorante, elle s’engage auprès du Collectif Jeunes du Réseau Education Sans Frontières (RESF) en 2015. Avec l’aide d’une psychologue et d’une comédienne, elle organise alors un atelier de théâtre pour de jeunes migrants, notamment avec l’aide d’une psychologue. Même si le projet paraît secondaire face aux urgences de logements et de papiers, la démarche leur permet d’avoir un espace pour y raconter leur histoire, un premier pas pour surmonter le traumatisme. A partir de ces récits, ils créent « C’est quoi le problème ? ». Cette pièce explore avec humour les enjeux sociaux, politiques et historiques des migrations du point de vue des personnes concernées. Après une première représentation au festival Migrant’Scène de la Cimade en novembre 2017, la compagnie Waninga est officiellement fondée et prépare actuellement une tournée ainsi que sa prochaine création.

Feda WARDAK (Paris – 75)

Projet :Une menuiserie-école pour la préservation d’un savoir-faire afghan

Nature du projet : La transmission des savoir-faire artisanaux pour réactiver un patrimoine afghan en péril

D’origine afghane, Feda a connu très jeune l’exil en France avec sa famille. Elevé dans les récits de ce pays, il se pose beaucoup de questions concernant les destructions actuelles. Son envie de reconstruction le pousse vers l’architecture. Depuis 2012, il a fait plusieurs voyages dans le district rural de Jeghatu, un fief familial, où il a pu créer des liens de confiance avec les artisans locaux. Constatant la baisse importante du nombre d’artisans dans cette région, mais aussi le manque de perspectives d’avenir pour les jeunes, Feda souhaite construire une menuiserie-école. Le démarrage des travaux est prévu pour fin 2019, pour une ouverture en 2020 avec 1 régisseur, 2 artisans locaux et 5 élèves. Un moyen de réinventer le mobilier traditionnel afghan, de préserver un savoir-faire artisanal par sa transmission, tout en créant de l’emploi. Il envisage, dans un second temps, la diversification vers le travail de la pierre ou de la soie.

FONDATION LAURENCE MATHIEU

Lauren THEVIN (Riom-ès-Montagne – 15)

Projet :Parle à ma main ! (avec ton cerveau)

Nature du projet : Une main bionique pour sensibiliser les collégiens aux sciences cognitives et au handicap

Un projet qui concilie les sciences, le cerveau et l’accessibilité handicap : défi relevé par Lauren, chercheuse à l’Institut national de recherche en sciences du numérique (Inria), spécialisée sur les technologies pour les personnes ayant une déficience visuelle. Intervenante bénévole dans un collège du Cantal, elle propose aux élèves, pour la troisième année consécutive, une approche pratique de la science et de ses bienfaits au quotidien. A partir de la rentrée 2018/2019, il s’agit de concevoir et de réaliser, avec les collégiens, une main bionique articulée et pilotable, grâce à une imprimante 3D et des mesures de l’activité des neurones. Son ambition : permettre à des collégiens en milieu rural de bénéficier d’ateliers de sciences – un dispositif plutôt proposé dans les collèges des grandes villes – et d’aborder le handicap avec un nouveau regard porté par les nouvelles technologies (prothèses bioniques, interfaces cerveau-ordinateur, réalité virtuelle).

Àpropos de la Fondation de France

Chacun de nous a le pouvoir d’agir pour l’intérêt général. Cette conviction est, depuis 50 ans, le moteur de la Fondation de France. Chaque jour, elle encourage et canalise les envies d’agir, avec un objectif : les transformer en actions utiles et efficaces pour construire une société plus digne et plus juste.

La Fondation de France a développé un savoir-faire unique, en s’appuyant sur les meilleurs experts, des centaines de bénévoles et des milliers d’acteurs de terrain, dans tous les domaines de l’intérêt général : aide aux personnes vulnérables, recherche médicale, environnement, culture, éducation… Elle intervient de deux façons : à travers ses propres programmes d’actions et en facilitant le travail de 841 fondations qu’elle abrite. Elle soutient ainsi près de 10 000 projets chaque année.

La Fondation de France est le premier réseau de philanthropie en France, présente sur tous les territoires. Indépendante et privée, elle ne reçoit aucune subvention et n’agit que grâce à la générosité des donateurs et des testateurs.

www.fondationdefrance.org/@Fondationfrance

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